Grossesse : la guerre des hormones

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Dès la conception, le fœtus est soumis à un orage d’hormones mâles et femelles, dont le « dosage » influerait sur la personnalité de l’enfant à naître.

« Les taux de testostérone mesurés dans le sang maternel et le liquide amniotique permettent de prédire les comportements sexués futurs des bébés. » Selon Melissa Hines, biologiste spécialiste du développement prénatal, la tempête d’hormones mâles (testostérone) et femelles (œstrogène) qui agite le fœtus dès sa conception est responsable de comportements spécifiques chez l’enfant à naître. Un article du journal Les Echos rapporte une partie des débats qui se sont tenus à l’occasion du colloque de la fondation Ipsen (sous l’égide de la Fondation de France, elle accompagne le progrès biomédical).

Par exemple, dans le cas d’une hyperplasie congénitale des surrénales (une enzyme manquante responsable de la régulation des hormones), « Les filles atteintes sont indiscutablement du sexe féminin, mais elles agissent comme des garçons manqués. Heureusement, à l’inverse des modèles animaux, les comportements humains ne sont pas uniquement dictés par les hormones. »

Eric Keverne quant à lui chercheur à l’université de Cambridge, explique que pendant la grossesse, l’être humain en devenir est soumis à une double influence. D’une part, il est influencé par ses propres hormones, d’autre part il reçoit les signaux hormonaux de sa mère. Selon lui, cette double dépendance a été mise en place par l’évolution pour « s’assurer que la mère prenne bien soin de son petit et le nourrisse ».

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