AVC pendant et après la grossesse

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L’AVC ou l’attaque cérébrale peut arriver à n’importe moment de la vie, même pendant et après la grossesse, mais les cas sont rares. Les facteurs favorisant son apparition sont l’hypertension artérielle et le diabète gestationnel. L’AVC peut également survenir après l’accouchement, 6 mois après. Même si actuellement, le rapport entre la grossesse et l’AVC est encore peu documenté, il vaut mieux ne pas ignorer le sujet.

Qu’est-ce que l’AVC ?

L’AVC ou Accident Vasculaire Cérébral est la première cause de décès chez la femme, la troisième cause décès chez l’homme, la première cause de handicap chez les adultes et la deuxième cause de démence après la maladie. C’est une urgence médicale, car il se caractérise par l’arrêt brutal de la circulation sanguine dans un vaisseau irriguant le cerveau. Il arrive après une rupture du vaisseau sanguin ou hématome cérébrale (20 % des cas) ou un caillot ou infarctus cérébral (80 % des cas).. Dans 40 % des cas, l’AVC laisse des séquelles persistantes, car il y a une privation d’oxygène dans les zones du cerveau touchées. Chez les femmes enceintes, les modifications hormonales et de l’hypertension artérielle accroissent le risque d’AVC, et près de 15 % d’entre elles souffrent d’une hypertension artérielle.

Les symptômes de l’AVC

Il faut savoir repérer les symptômes de l’AVC pour agir rapidement, notons la paralysie, la faiblesse musculaire, la perte de la vision d’un œil, la perte de sensibilité du visage ou d’un ou de plusieurs membres ainsi que la vue en double. Les autres symptômes sont la sensation brusque d’un manque de force d’un côté du corps et dans les membres, la marche soudainement difficile ainsi que les problèmes à parler : en bafouillant ou en bégayant, le mutisme et les troubles de la compréhension du langage. Au moindre signe, il faut aller aux urgences ou appeler le 15. Pour éviter l’AVC, la meilleure chose à faire est de le prévenir, et ça se base sur le dépistage et le traitement des facteurs de risque vasculaires (excès de cholestérol, pression artérielle, obésité, diabète, sédentarité et tabagisme).

Les femmes enceintes plus à risque d’être victimes d’AVC

Différentes raisons font que les femmes soient victimes d’AVC.

  • L’hypertension artérielle: C’est le fait d’avoir une pression de sang trop élevée en permanence dans les artères. Le risque est élevé chez la femme que chez l’homme.
  • La contraception hormonale: Tout comme les traitements de la ménopause, la contraction hormonale augmente le risque de formation de caillot dans le sang.
  • Le tabagisme: Fumer présente des effets néfastes sur le cœur, c’est surtout le cas quand le tabagisme est associé avec un traitement hormonal et une hypertension.
  • La grossesse: Elle entraîne une éclampsie provoquée par un dysfonctionnement au placenta. C’est une des premières causes d’AVC lors de la grossesse.

La femme enceinte est à risque à cause de l’augmentation du rythme cardiaque, de l’hypercoagulabilité du sang, de l’augmentation du volume sanguin total et des changements de la structure des parois des artères. Après la grossesse, le risque est accru si la femme a subi un accouchement par césarienne.

Les séquelles de l’AVC pendant et après la grossesse

L’AVC pendant et après la grossesse est rare, mais il peut causer des séquelles lourdes pour la femme enceinte, et malheureusement, c’est encore très mal compris. Selon une étude de l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire), suite à un AVC, des troubles de l’équilibre et de la mémoire sont constatés, et 42 % des patientes restent handicapées. Notons aussi les atteintes motrices d’un ou de plusieurs membres (37,2 %), les troubles du langage ou de l’articulation (33,9 %), les troubles visuels (23,1 %), les troubles sensitifs (19,6 %), l’incontinence urinaire (16,5 %) ainsi que les troubles de déglutition (13,3 %). Toutefois, l’AVC ne présente aucun risque direct pour le bébé.

Une mortalité maternelle élevée

Aux États-Unis, une recherche scientifique conduite sur plus de 37 millions de femmes enceintes hospitalisées entre 2007 et 2015 a démontré le rapport entre l’AVC et le taux de mortalité hospitalière. Les résultats ont annoncé que plus de 16 000 soit 0,045 %, ont un AVC aigu, que le nombre d’AVC par an est stable et que les facteurs de risque cardiovasculaires comme le tabagisme, l’obésité, l’hyperlipidémie, l’hypertension gravidique et les migraines ont été identifiés chez les femmes enceintes ayant fait un AVC. Également, le taux de mortalité est 385 fois plus élevé en présence d’un AVC. La mortalité hospitalière des patientes ayant fait un AVC a baissé pendant cette période, c’est passé de 5,5 % à 2,7 %. Cette étude permet d’affirmer que le nombre d’AVC est en baisse tous les ans même s’il n’y a aucune amélioration dans sa prise en charge, le taux de mortalité réduit.

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