Dès la première consultation, avant la fin du 3e mois, une série de prises de sang du 1er trimestre est prescrite pour vérifier votre immunité et détecter d’éventuels risques pour le bébé. Entre examens obligatoires, dépistages proposés et remboursements qui varient selon le mois de grossesse, voici un guide clair pour s’y retrouver (mise à jour : 29 septembre 2026).
Le calendrier des bilans sanguins du 1er trimestre
La première consultation, réalisée entre la 6e et la 8e semaine d’aménorrhée, permet de lancer un bilan sanguin complet. Le tableau ci-dessous récapitule les principaux examens du 1er trimestre.
| Examen | Statut | Remboursement avant le 6e mois |
|---|---|---|
| Groupe sanguin (ABO, Rhésus, Kell) | Obligatoire si absent du dossier | 60 % (analyses) |
| Sérologie toxoplasmose | Obligatoire en l’absence d’immunité connue | 60 % |
| Sérologie rubéole | Obligatoire en l’absence d’immunité connue | 60 % |
| Sérologie syphilis | Obligatoire | 60 % |
| Sérologie VIH | Systématiquement proposée | 60 % |
| Sérologie hépatite B | Systématiquement proposée | 60 % |
| Glycémie à jeun | Selon facteurs de risque | 60 % |
À partir du 6e mois de grossesse, tous ces examens et les consultations qui les accompagnent sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.
Le dépistage combiné de la trisomie 21
Entre 11 et 13 semaines et 6 jours d’aménorrhée, le dépistage combiné du premier trimestre associe trois éléments : l’âge maternel, la mesure de la clarté nucale lors de l’échographie du premier trimestre, et le dosage sanguin de deux marqueurs sériques (hCGβ et PAPP-A). La Haute Autorité de Santé recommande de proposer d’emblée un caryotype fœtal aux femmes dont le risque calculé dépasse 1/50, ou dont la clarté nucale atteint 3,5 mm ou plus. À l’inverse, un risque inférieur à 1/1000 est considéré comme très faible et la procédure de dépistage s’arrête là.
Toxoplasmose et rubéole : une surveillance qui peut se poursuivre
Si la première sérologie montre une absence d’immunité contre la toxoplasmose, un contrôle sanguin mensuel est mis en place jusqu’à l’accouchement, puis poursuivi 2 à 4 semaines après la naissance pour écarter toute contamination tardive. C’est ce suivi répété qui permet de détecter une séroconversion (le passage d’une sérologie négative à positive) et d’adapter rapidement la prise en charge. Le même principe de contrôle s’applique à la rubéole en l’absence d’immunité.
Adapter aussi son quotidien pendant cette période d’examens
En parallèle de ce suivi biologique, le 1er trimestre est aussi le moment d’ajuster son alimentation pour limiter les risques infectieux et couvrir les besoins nutritionnels du début de grossesse, en complément des précautions liées à la toxoplasmose.
Questions fréquentes
Peut-on refuser un examen du 1er trimestre ?
Les sérologies de la toxoplasmose, de la rubéole et de la syphilis sont obligatoires en l’absence d’immunité prouvée, mais le dépistage du VIH, de l’hépatite B et de la trisomie 21 restent proposés : vous pouvez les refuser après en avoir discuté avec votre médecin ou votre sage-femme.
Pourquoi répéter la sérologie toxoplasmose chaque mois ?
Seule une surveillance mensuelle permet de repérer une contamination survenue en cours de grossesse (séroconversion) suffisamment tôt pour adapter le suivi et limiter le risque de transmission au bébé.
Le dépistage de la trisomie 21 est-il fiable à lui seul ?
Il s’agit d’un calcul de probabilité, pas d’un diagnostic : un risque élevé déclenche la proposition d’un caryotype fœtal, seul examen permettant de confirmer ou d’écarter une trisomie 21.
Sources
- Ameli.fr — Suivi de la grossesse et remboursements
- Haute Autorité de Santé — Dépistage de la trisomie 21
- La Revue du Praticien — Surveillance sérologique de la toxoplasmose
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale














