Les dangers liés au placenta après l’accouchement

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Une fois bébé sorti du ventre de sa mère, l’accouchement n’est pas terminé, d’autres contractions vont permettre au placenta de sortir à son tour. Une opération indispensable qui peut avoir des conséquences graves en cas non éjection de tout l’organe.
 

Une vingtaine de minutes après l’accouchement, de nouvelles contractions vont permettre au placenta de se décoller, entraînant avec lui les membranes qui entouraient le bébé. Cette étape s’appelle la délivrance.
Une sage femme vérifie alors si le placenta est sorti dans son intégralité. Le placenta est formé d’une masse de petits lobes rouges (les cotylédons) séparés par des sillons.
Aucun ne doit manquer à l’appel. Si c’était le cas, ce serait le signe qu’il n’a pas été expulsé en totalité. Comme cela pourrait entraîner un risque d’hémorragie, une révision utérine est alors nécessaire.

Les trois phases de la délivrance

– La première phase est la phase de décollement. Elle dure 15 minutes, au cours desquelles de nouvelles contractions vont constituer un hématome derrière le placenta pour le refouler progressivement.

 

– Ensuite, au cours de la phase d’expulsion, le placenta descend sous l’influence des contractions et de l’hématome rétroplacentaire.

 

– Enfin, la phase d’hémostase empêche l’hémorragie et elle n’est possible que si tout le placenta est bien expulsé.

La révision utérine

Il arrive parfois que le placenta reste accroché à l’utérus et que la délivrance ne se fasse pas.

Le risque principal de cette rétention placentaire est la survenue d’une hémorragie génitale.
Au bout de 30 à 40 minutes, si le placenta n’est pas sorti, le médecin ou la sage femme ira le chercher dans l’utérus avec la main, sous anesthésie.

Hémorragie de la délivrance

L’hémorragie de la délivrance est une complication grave. Sa survenue doit entraîner une attitude très active de la part de l’équipe médicale. Cette hémorragie peut survenir dès la sortie du bébé ou parfois plusieurs heures après.
Les deux heures après l’accouchement correspondent à la période à risque.
C’est pourquoi les mamans restent en salle de naissance où elles sont surveillées après l’accouchement.

 

Le premier traitement est de pratiquer une révision utérine : la main est passée dans l’utérus sous anesthésie afin de vérifier qu’il est vide et qu’aucun morceau de placenta ou de membranes n’est resté à l’intérieur.
Le massage de l’utérus et l’injection de produits contractant l’utérus sont systématiques.
La plupart des traitements sont efficaces. Il faut savoir cependant que l’hémorragie de la délivrance est une des premières causes de mortalité maternelle et que le stade thérapeutique ultime peut-être l’ablation de l’utérus.

 

N’hésitez pas à demander à la sage femme si elle a reconstitué tout le placenta.

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